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  Qui je suis?

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Fabrice Gagos aka Svart, humain contre son gré, français par défaut, gaucher contrariant, queer, végétarien et tatoué par choix...Malgré tout, je ne mange pas les bébés, et je n'ai presque jamais eu de relations sexuelles avec des animaux. Par contre je bois de la bière.
Gagne sa vie en faisant de l'art parce que tout le reste l'ennuie.

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 02:38

Comment devient on coloriste ?

Je l’ai déjà dit, cette question est un des mots clé (oui internet, le lieu ou les questions deviennent des mots, c’est presque poétique) qui amènent le plus de monde ici. En cette période de racolage intensif, je me suis dit que ce serait une bonne idée de faire une note sur ce thème. En réalité je l’avais promis même.

 

Mais en fait j’ai pas envie.

 

Et puis donner des conseils à quelqu’un qui veut devenir coloriste dans la BD à l’heure actuelle, c’est un peu comme offrir une corde à un dépressif. Pour se donner bonne conscience, on se dit que c’est pour aider, mais au fond on sait que si on voulait l’aider, on lui ferait comprendre que la vie est belle et qu’il existe bien d’autres moyens, bien plus agréables, et pas forcément illégaux, de la gâcher.

 

Non, pour une fois so yons positifs.

 

Ca tom be bien, récemment, au gré de mes errances Tumblaresque, je suis tombé sur un article de Steve Niles, le scénariste de 30 jours de nuit entre autres, où il y fait son Bisounours.

Ca c’est du positif !

 

C'est ici et c'est en anglais, forcément.

 

Il y décrit la situation http://bible.evangiles.free.fr/bible%20illustrations%20dore/images/gravure%20dore%20bible%20-%20dieu%20cree%20la%20lumiere.jpgdu comics (en gros, c’est la merde et c’est assez proche de celle de la BD finalement, mais on en parlera plus tard, on a dit « positif » aujourd’hui), il parle du creator owned (ça aussi j’ en reparlerai plus tard) dans lequel il déplore un certain « chacun pour soi » entre auteurs dans le comics. Le manque d’une coopération  entre auteur qui profiterait au final à tout le monde.

 

J’ai envie d’ajouter que partout pareil, on n’a pas forcément le partage facile. Sûrement parce que ce qu’on partage sur le net est devenu ce qui nous définit, ou par peur du grand méchant frère.

Qui n’a pas dit « je participe pas» à un événement juste parce qu’il a peur qu’on croit que…ou qu’on sache que…ou parce qu’il ne pourra pas tout connement. Participer n'est pas forcément être présent, acheter, ou faire, participer ça peut être simplement faire circuler l'information.

Mais non on ne va pas mettre « participe » à la Gay Pride juste pour soutenir l’événement même si sur le principe, dans notre tête, c’est le cas, par peur que tout le monde pense qu’on fait notre coming-out.

Un clic, un partage, n’engage à rien et peut apporter un plus indéniable ( sous estimé) à un événement, un projet, ou une cause.

 

Avant l’arrivée massive d’internet et des réseaux sociaux, nous n’avions pas trop le choix: n’ayant pas accès aux réseaux massifs de communication, nous étions soumis, en matière de culture (et autre), à ce que nous vendait la pub, la diffusion.

On choisissait à notre place ce qui valait la peine d’être mis en avant, et lorsque par hasard on découvrait quelque chose qui nous plaisait mais qui restait un brin confidentiel, noyé dans la surproduction de major, il ne nous restait que le bouche-à-oreille pour le diffuser. Bien que sympa ce moyen de communication est un peu restreint, lent, d’autant plus qu’il faut une oreille.

 

Bref de quoi être frustré, aigri… condamné à laisser les major nous transformer en sages bovins attendant notre dose d’ensilage ou à faire la révolution en intégrant une élite indépendante. Mais je m’égare.

 

Les choses ont changé.

Maintenant, si on parle d’un projet autour de nous, les « amis », les « watchers », les « followers » , les « cercles »… ont accès à ce projet et il peut ainsi être diffusé partout en quelques secondes et gratuitement. Cela lui permet de toucher un public plus large et qui lui correspond (seuls des gens qui aiment ou du moins aiment le principe "participent").

Pas besoin de dépenser un cents, pas besoin d’avoir de grandes idées, même pas besoin d’avoir des amis pour de vrai (oui même les nerds peuvent partager maintenant !)… il suffit parfois d’un clic, « j’aime », « retweet », « reblog » ou « +1 » ou « share » pour tout changer, et en plus cela n’engage à rien.

Merde, il y a de ça plus de 2000 ans, y en a qui ont fait ça sans tweeter, regardez un peu le buzz, alors imaginez maintenant !

 

Bref l’idée et le propos de Steve Niles sont simples et sa conclusion est parfaite :

“If you like something, tell your friends. If you love it, tell the world. But if you hate something, just throw it away, don’t buy it again and move on. We spend way too much time tearing shit down. I just want to try the other direction for a while.”


Pour les anglophobes, en gros : Parlez autour de vous de ce que vous kiffez. Ne perdez pas de temps avec ce que vous détestez.


Ca me semble être pas mal comme point de départ et il va sans dire que j’adhère totalement.

C’est d’ailleurs pour ça que j’en parle aujourd'hui : autant commencer tout de suite à partager ce que j’aime !


Pour aller plus loin, je pense qu’il est important de partager même quand on ne peut pas faire plus que partager. Ca semble con, mais parler d’une musique que vous appréciez, même si vous n’avez pas les moyens d’acheter le disque, fera peut être acheter le disque à quelqu’un qui le peut mais n’avait pas entendu parler de l’artiste et ainsi aidera l'artiste à vivre de son art, peut être même à rester indépendant. 

 

C'est valable même quand cela peut sembler inutile (sur des projets qui ne semblent pas avoir besoin de vous).

Aujourd’hui par exemple, j'ai relayé le projet Kickstarter (ça aussi on en reparle bientôt) d'Amanda Palmer (référence choisie totalement au hasard bien sûr) qui n'a, évidemment pas besoin de moi, et que je n’ai pas pu « backé » faute de moyens… Mais qui sait ? A une grande échelle, ce principe peut peut-être même l’aider à mieux vivre de son art…la faire connaitre encore mieux, quoi de plus normal ?


En tout cas, ce dont je suis sûr c’est que cela n’a fait de mal à personne. J’arrive même a y prendre plaisir à vrai dire. C'est bête, mais je sais pas vous, moi ca me file de l'espoir, au milieu de toute cette grisaille, de voir ce genre de choses circuler d'un bout à l'autre du web et aboutir.


Imaginez : quand tout le monde fera ça de manière naturelle et évidente, la pub, la diffusion agressive, le matraquage médiatique soumis a des lobby ou je ne sais quel autre puissance financière, auront beaucoup moins d’impact et donc d’utilité. Qui sait, peut être qu’un jour,  on verra des gens réclamer des BD aux libraires, de films aux cinéma, des CD aux disquaires, et des vibromasseurs aux…sexshopeurs ( ?), plutôt que de bêtement acheter ce qui trône fièrement en tête de gondole à fnargin (ouais les sextoy de fnargin c’est de la merde). C’est fou fou !

On aura vachement plus le choix et certains métiers retrouveront leurs galons. Et p’tet même que ça rendra les gens moins bête !


Ca n'arrivera peut être jamais, mais ce qui est sûr, ça a plus de chance d'arriver si on se bouge plutôt que si on ne fait rien. Ouais, aujourd'hui toutes les portes sont ouvertes et je cours les yeux fermés, si je veux.


Alors, « Devenez des virus » comme le dit si bien Etienne Chouard (référence également choisie totalement au hasard, bien sûr.).  Si vous avez encore le sentiment qu’on vous impose des choses, c’est que vous laissez faire.


Et moi je vais commencer très vite, dès la prochaine note à parler de choses que j’aime.

 

En fait je le faisais déjà, je vais juste le faire plus.

 

Et non, je ne parle pas de la bière !

 

 


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Published by Svart - dans Blablabla
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