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  Qui je suis?

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Fabrice Gagos aka Svart, humain contre son gré, français par défaut, gaucher contrariant, queer, végétarien et tatoué par choix...Malgré tout, je ne mange pas les bébés, et je n'ai presque jamais eu de relations sexuelles avec des animaux. Par contre je bois de la bière.
Gagne sa vie en faisant de l'art parce que tout le reste l'ennuie.

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 15:31

Bonjour chers visiteurs de ce vieux truc qu'est mon blog.

Récemment pas mal de choses ont changé sur overblog, et je m'y perds un peu. Pas mal de choses ont changé sur Tumblr aussi, et c'est plus simple. Alors du coup j'y ai écrit un long article.

Je sais cependant que certains ne suivent ni facebook, ni tumblr mais peuvent ne me retrouver qu'ici, alors voici le lien:

Once more with feelings

Et il y a des gens que je procède de plus en plus comme ça. Car même si je reste attaché à ce blog, et qu'il est intéressant pour réunir un peu tout, c'est un peu le foutoir quand même.

Bonne lecture !

Once more with feelings
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 02:56

Ouais la faute est volontaire.

 

Je pense que si vous trainez un peu sur le net, les réseaux sociaux, les infos, tout ça, vous avez entendu parler de la loi renseignement sensée protéger nos gentils petits culs des mechants cyberterroriste.

Il parait qu'au dernier sondage plus de 60% des français étaient pour, cela confirme donc qu'on a au moins deux tiers d'idiots dans ce pays (plus ceux qui se cachent).

 

http://media.giphy.com/media/2xCtEsOklRBfy/giphy.gif

 

Si vous ne voyez pas du tout de quoi je parle, je vous invite a lire cet Article qui resume bien la chose.

 

Et du coup je me suis fendu d'un petit courier que j'envoie à nos députés grâce aux liens proposer (j'ai fait l'isère et le Rhône ce soir, je ferai le reste au fur et à mesure)

Je copie colle ledit courrier, j'ai essayé d'être gentil.

 

"

Madame, Monsieur, Autre,

Il n'est pas dans mes habitudes d'écrire à des personnalités politiques, et j'espère que vous excuserez la forme sûrement un peu cavalière.

Quand je dis que ce n'est pas dans mes habitudes, c'est en fait la première fois. Tout simplement parce que j'ai la conviction que cela ne sert à rien. En effet, je sais que je ne représente rien, aucun danger, ni pour leurs carrières, ni pour leur sécurité, pour les élus de la République et qu'en cela mon avis importe bien peu.

Je sais que ce qui compte pour un député c'est la préservation de son poste et cela passe plutôt (à part quelques rares exceptions bien sûr, je ne suis pas partisan du « tous pourris », je sais que statistiquement il y a sûrement des gens bien, et j'espère que vous en faites partie, vous qui me lisez aujourd'hui) par le respect de la hiérarchie, des arrangements, la démagogie et parfois des pressions voire des menaces de groupes politiques etc... Je ne vais pas faire une liste exhaustive, vous connaissez le métier bien mieux que moi.

Mais, j'ai eu cette discussion avec une amie à propos de la loi sur le renseignement que vous, députés élus de la République, semblez majoritairement vouloir laisser passer sans broncher, et sur ce que l'on pouvait faire pour essayer de changer les choses. Voyez-vous, cette amie, militante et très au courant de la politique, de ce tout ce qui se passe dans l’hémicycle, m'a soutenu que cela pouvait être utile d'écrire aux députés pour tenter de les faire réfléchir aux rôles qu'ils ont à jouer car, contrairement à moi, elle pense encore que la politique est possiblement affaire de convictions.

 

Qui suis-je, moi qui suis si peu au courant, pour être aussi cynique à propos de ceux qui nous dirigent si cette amie, que je ne peux considérer simple naïve, a encore de l'espoir en notre système ?

Alors me voilà, pour vous demander de bien considérer les choses concernant cette loi.

Mr Cazeneuve a fait beaucoup de zèle pour qu'on arrête de la qualifier de « liberticide » mais étant, par nature, désobéissant, je continuerai de l'appeler comme ça. En effet, s'il est vrai, comme le ministre le soutient, que dans le texte rien ne semble venir contre les libertés du Peuple (bien qu'on pourrait très largement débattre sur son atteinte à la vie privée qui est une liberté fondamentale), il me semble qu'il est plutôt fait pour autoriser beaucoup de choses au gouvernement.

Hors selon un principe de vase communiquant qui me semble se passer d'explication (et je ne vous ferai donc pas cet affront), plus le gouvernement a de libertés dans la gestion de son peuple, moins celui-ci a, en conséquence, de libertés.

Le texte peut ne pas être en soit liberticide, cela n'empêche pas ses conséquences de l'être.

Surtout quand ce texte ne s'applique pas à un champ précis (sérieusement? Avez-vous imaginé ce que cette loi permettra de faire à un gouvernement potentiellement mal intentionné dans l'avenir ? Nous ne sommes pas à l'abri, jamais, l'Histoire nous l'a prouvé).

Mais... Je pense que vous avez vous aussi déjà réfléchi aux conséquences de ce texte sur vos propres libertés, celles de vos enfants et de vos proches (même si je me dis que cette surveillance extrême pourrait, à terme, avoir une utilité dans certaines affaires de corruption et autres histoires qui remplissent les pages de nos journaux... Mais c'est un autre débat bien sûr).

Ce qui me semble encore plus grave que cette surveillance, c'est le pourquoi de ce texte.

Il apparaît évident que celui-ci, en écriture depuis un an, se retrouve précipité en réaction aux attentats de janvier dernier dans une volonté de réagir vite pour prouver que le Gouvernement protège sa population. Et aussi pour ne pas rater cette fenêtre de tir idéale pour le faire passer.

Seulement il me semble assez contradictoire de réduire les libertés d'un pays qui subit des attaques terroristes provenant justement de gens qui trouvent le pays trop libre à leur goût.

Il m’est avis que la réaction face à ces menaces devrait être plutôt de dire que nous sommes un pays libre qui ne pliera jamais face à l'obscurantisme et surtout face à la peur. Il me semble d'ailleurs avoir entendu cela il n'y a pas si longtemps dans la bouche même de ceux qui veulent faire passer cette loi en urgence aujourd'hui.

De la même façon que j’ai entendu dire qu'il n'y aurait pas de « patriot act à la française ».

Mais comme je l'ai dit, je ne suis pas beaucoup ce qui se passe.

 

Je n'ai de toute façon plus aucune confiance en ce système, je ne pense pas que les politiques aient encore de réelles convictions. Car si ceux qui nous dirigent actuellement avaient de réelles convictions, ils ne souhaiteraient pas limiter cet outil formidable qu'est Internet et surtout ils ne chercheraient pas à instaurer la peur juste pour plaire à ceux qui réfléchissent le moins (afin, mais c'est mon côté cynique qui ressort, de s'assurer leur voix? Cela ne peut pas être si simple, si?).

Et vous ? Quelles sont vos convictions ?

J'espère que le 5 mai vous voterez en votre âme et conscience, après avoir étudié la situation de manière objective et impartiale et avoir réfléchi aux conséquences.

Et sans peur.

J'espère que le 5 mai, je pourrai reprendre (un peu) confiance dans une politique d'idées et non pas une politique de parasites.

 

Mais je n'ai pas la prétention de penser changer quoi que ce soit avec cette bouteille à la mer. Je me dis que si je ne touche que dix pour cent d’entre vous, alors je peux faire basculer un vote, vu qu'apparemment, il n'y a pas besoin de plus de 30 députés pour approuver le pire article d'une loi qui peut conditionner l'avenir d'internet et la liberté d'expression dans notre pays.

En attendant, je vous remercie de m'avoir lu.

Cordialement,

Fabrice Gagos.

 

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux. »

— Benjamin Franklin "

 

Voilà comme ça c'est transparent et tout.

N'hésitez pas à troller vous aussi.

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 03:18

 

Charlie Hebdo est un journal que je ne lis pas, comme la plupart des journaux, à vrai dire.

Je ne trouve ça pas drôle et souvent offensant pour certaines minorités. Bref cela ne m'attire pas. (je me dois quand même de préciser que j'ai une affection toute particulière pour Cabu, avec les émissions TV de qui j'ai grandit dans les années 80 et qui est probablement une des raisons pour lesquelles j'ai voulu me diriger vers la BD et le dessin en général.)

Je pourrais développer mais ce n'est pas le moment de faire le procès du journal, comme beaucoup se sont empressés de le faire et de plus je n'en ai pas les moyens vu que comme je l'ai dit... Je ne le lis pas.

Mais je défends bec et ongles le droit à n'être pas drôle si on veut et à ne pas me plaire.

Et surtout je défends le droit de vivre et à être différent.

 

A chaque événement choquant, tout le monde se mobilise dans une reaction socialement conditionnée pour se donner bonne conscience, les gens, les politiques, les nations, les entreprises, les associations etc... dans un élan de solidarité, de compassion. C'est beau à voir, plein d'espoir, on se dit que ça y est... les gens ont compris.
Et si on ne fait pas gaffe, on a l'impression que toute la France (et le monde même) est devenu tolérante et solidaire.

Mais si on est plus attentif on voit que l'émotion rend souvent un peu con.

Par exemple, quand je lis, en réponse à un attentat, qu'on espère la mort des terroristes, je me dis qu'on est un peu con.

Quand je lis des propos racistes, islamophobes, homophobes, sexistes dans les commentaires de gens qui prétendre défendre la liberté d'expression et la tolérance, je me dis qu'on est un peu con.

Quand j'entends parler de racisme anti blanc, je me dis qu'on est un peu con.

Et quand il a suffit que les suspects se retrouvent coincés pour commencer à voir les gens s'insulter sur les réseaux sociaux, sachant que la plupart irait marcher ensemble ce dimanche pour la liberté d'expression, je me dis qu'elle est belle et solide l'union républicaine.

 

Cependant, je ne critiquerai pas cela, je ne suis pas assez cynique pour ne pas voir quelques traces d'espoir là dedans, mais tout ceci me laisse quand même un vieux goût amer dans la bouche.

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(à mon avis une des meilleures images "hommages" faites cette semaine par l'australien David Pope)

 

Mais finalement je me dis que ce n'est pas le plus important. Tout cela sera vite passé.

Quand on voit que même au sommet de l'émotion (et des reactions conditionnées qu'elle implique) nous sommes encore totalement divisés, ce qui me semble le plus important ce n'est pas ce sentiment factice et éphémère d'union nationale, mais ce qui en restera. Après.

 

On parle de tolérance, d'ouverture d'esprit, de rejet des extrémismes, de liberté d'expression, de droit à la satire etc...

Pire, on parle d'humour !

 

Mais demain on manifestera à nouveau contre les libertés individuelles (combien de morts chaque année à cause de ça? Pas besoin de Kalachnikov pour tuer, les mots suffisent parfois). La haine envahira à nouveau la rue. On votera encore pour protéger sa petite personne face à l'inconnu. On rejettera encore les marginaux, les sans papiers, les homos, les fous et les handicapés, tout ce qui n'est pas comme nous et nous fait peur représentera une menace. Et une menace encore plus tenace, car on aura peur et qu'on se sentira légitime de se protéger maintenant qu'on a été blessé.
On parlera de guerre, de vengeance, de sécurtié mais plus de paix, de liberté et d'harmonie.

 

A moins qu'on apprenne quelque chose ?

A moins que pour une fois on soit prêt à faire ce qu'il faut ?

 

Se réunir pour manifester lorsqu'on est certain de faire partie du bon camp, c'est facile.

Mais agir chaque jour, personnellement, en son nom, pour que les dogmes de l'un n'imposent jamais rien à l'autre, pour que chacun puisse vivre la vie qui lui convient sans avoir peur d'être jugé ou maltraité juste parce qu'il existe, c'est ainsi que le combat face à l'extrémisme religieux ou politique se doit d'être mené. C'est à la population de le mener dans son comportement quotidien pas à une armée.

Et c'est un peu plus difficile que de suivre le mouvement.

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(l'ami BIS se défend pas mal non plus) 

 

Si on veut lutter contre les extrémismes, l'obscurantisme et l'idiotie, la meilleure et la seule arme c'est de vivre libre et d'afficher nos différences.

C'est un combat qu'on se doit de mener tous les jours, pas seulement quand c'est la sortie du dimanche obligée si on ne veut pas avoir à supporter les critiques le lundi à la machine à café. (oui parce qu'encore une fois, dites tout haut que vous ne voulez pas manifester et les gens vont vous en balancer de la liberté d'expression.)

 

Si, pour une fois, tout cela nous amène à une réelle prise de conscience du changement qu'il y a à opérer, alors au lieu d'avoir plus de sécurité, plus de lois, plus de contrôles, on aura moins de censure (moins d'auto-censure surtout) plus de liberté, plus de mixité, plus d'ouverture, une place plus large à la culture, à l'éducation pour lutter contre l'obscurantisme et la manipulation.


Combattre le terrorisme par des lois n’aboutira qu'à plus de peur et de haine (et peut être un meilleur pourcentage aux prochaines élections).

Ce n'est pas de cette guerre anoncée, de cette vengeance "légitime" qui se prépare en fond dont on a besoin, il ne s'agit pas d'aller tuer l'"enemi de la liberté" chez lui, ce serait hypocrite de toute façon car on ne sait toujours pas aimer la liberté chez nous.

 

Alors lâchez vous ! Soyez vous même ! Laissez les gens aimer ceux qu'ils aiment et aimez les gens que vous aimez! Roulez leur des pelles! Faites leur l'amour! Teignez vous les cheveux ! Faites ce tatouage que vous n'osez pas faire ! Croyez en ce que vous croyez sans attendre de votre voisin qu'il croit la même chose que vous!

Chaque jour et pas seulement pour faire partie d'un mouvement populaire ponctuel puis reprendre votre masque socialement acceptable le lundi.

 

Que cela serve au moins à quelque chose.

Sinon... On aura rien compris.

Je pense que les dessinateurs morts (et les non dessinateurs encore plus) s'en foutent que vous soyez Charlie aujourd'hui. Je pense qu'ils auraient tous voulu que vous soyiez d'abord sûr d'être et de pouvoir être vous même tout en laissant à votre voisin cette même liberté.

 

Je suis Fabrice. Et vous, vous êtes qui ?

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 02:07

 

Ces derniers temps, si vous suivez un peu l’actualité du monde de la BD deux choses ont ramené la dédicace dans le débat :

L’annonce d’une réforme de la complémentaire retraite des auteurs,

Et l’annonce de la toute jeune convention Paris Comics Expo sur une nouvelle façon de concevoir la dédicace dans leur convention, justement.

 

Dés que l’on touche à la sacro-saint dédicace en France on a le droit à une levée de bouclier, souvent de la part des lecteurs qui malheureusement ne se posent que rarement la question du statut d’auteur tant qu’ils ont leur BD et leur gribouillis en temps et en heure, certains allant même juqu’à accuser les auteurs d’hypocrisie lorsqu'ils parlent de faire payer des commissions en festival, trouvant que les heures d’attente « méritent bien un dessin gratuit » (je m’abstiendrai de commenter hein, je vous laisse vous faire une idée). Mais aussi les auteurs qui, à force qu’on ne leur demande pas leur avis et par faiblesse aussi, ont développé une infaillible servitude volontaire, et donc, ne veulent decevoir personne. Ce qui contribue allégrement à ce que personne ne les respectent réellement… C’est pas grave! L’important c’est de signer chez les éditeurs et que le public soit content!

 

Je suis bien sur d’accord ni avec les uns ni avec les autres, et comme personne ne me demande mon avis, je vais le donner.

 

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Je pense que, comme bien souvent, le débat manque de transparence, alors je vais essayer d’être « clair ».

 

Tout d’abord il faut préciser les différents systèmes de fonctionnement des festivals :

Les plus répandus sont ceux qu’on appellera festival « bd » où, globalement, les auteurs sont invités. C'est à dire que leur déplacement, leur logement et leurs repas sont pris en charge (ouais un peu comme dans les séminaires d’entreprises ), un libraire commande les livres des auteurs et s’occupent de les vendre (ce qui implique donc d’être un auteur édité et dans les circuits de diffusion, ce qui est le cas de la majorité des auteurs BD, mais exclut souvent ceux qui s’auto-éditent pourtant de plus en plus nombreux). Pour les libraires même si ce n'est pas toujours un pari gagnant, ces (en moyenne deux jours de travail+ la préparation) sont des jours de vente sensé être bien meilleures que ceux à la boutique, bref théoriquement c'est un marché. Pour l'éditeur (qui ne fait souvent pas grand chose pour les festival, et se déplace rarement, ce sont des ventes en plus. L’auteur lui n’est pas payé par le festival pour son temps passé en dédicace, ni par l’éditeur (à part par les éventuels droits d’auteur générés par les ventes sur place et si les conditions sont remplies pour qu’il les touche, et je pense qu'il n'y a plus tellement besoin de rappeler comment ça marche.). On considère que ceci est de la « promotion » (ouais de la pub!) pour l’auteur.

Or, la promotion et la pub sont sensées être prises en charge par l’éditeur, mais c’est un autre débat.

La deuxième configuration, moins répandue, et donc moins connue, est ce qu’on appelera la « convention », c’est le schéma utilisé par les festival comme la Paris Comics Expo et Japan Expo par exemple. Le fonctionnement est calqué sur les festivals étrangers. Là c’est plus compliqué : il y a des auteurs invités et j’avoue ne pas savoir comment cela se passe pour eux. Mais j’imagine, vu qu’ils sont souvent étrangers, qu’ils sont pris en charge soit par le festival lui-même, soit par leur éditeur français soit par les deux. Les autres auteurs, eux, sont là en tant qu’exposant : bien souvent ils louent un stand, ou une table au sein d’un stand à un tarif fixé par la convention. S’il y a des conventions gratuites, la plupart font payer l’emplacement. Par exemple, à la PCE c’est 80 euro les deux jours, au feu le Comic Con c’était 180 euro les 4 jours (si je me rappelle bien) et je ne parle meme pas du prix d’un Stand Complet à Japan Expo (qui dépasse facilement les 1000 euro). Ces infos ne sont pas secrètes, elles sont présentes sur les sites des conventions.

Dans ces conventions les auteurs paient donc l’emplacement, le deplacement, le logement et la bouffe la plupart du temps (même s’il y a, sur Paris des associations comme la WIP AGENCY qui s’occupent de fournir un sandwich par jour quand c’est possible). Etre présent sur ce genre de festival est donc un pari pour les auteurs, surtout ceux qui ne sont pas sur place et encore plus pour ceux qui ne sont pas "connus".

Dans mon cas personnel, un we comme la paris comics expo représente un budget entre 200 et 300 euro (suivant les tarifs de trains dispo) un comme la comic con environ 400. J'arrive, en faisant une moyenne (car la fréquentation n'est pas régulière et va du "super cool, je suis une star" à "qu'est ce que je fous là?"), à amortir ces voyages

En contre partie, les auteurs sont souvent libres (pas tout le temps, la comic con avait des spécification assez débile là dessus) de vendre ce qu’ils veulent : leur livre, leur sketch book, leurs originaux, leur rein. Bref c’est un pari qui bien souvent à du mal a s’avérer payant, mais peut devenir effectivement rentable si on arrive à faire son trou.

 

Voilà pour le fonctionnement global. Dans un cas l’auteur ne débourse rien et ne gagne rien, et dans l’autre il paie tout et espère rentrer dans ses frais avant de parler pouvoir gagner de l’argent. Dans les deux cas c’est en moyenne 2 jours de travail d’une dizaine d’heures en moyenne (oui parce que même quand on a personne, c’est un travail, un peu comme ceux qui sont salariés dans un commerce mais n’ont pas de client, sauf qu’ils sont payés pour ce temps passé hors de chez eux.) et bien souvent plusieurs heures de trajets.

 

Biensur personne ne met le couteau sous la gorge des auteurs pour venir en festival, comme l'ont gentillement souligné plusieurs « fans » sur les réseaux sociaux. Ceux ci étant aussi les premiers à réclamer des dessins gratuits.

 

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Nan sans déconner, c'est vraiment

éprouvant les dédicaces

 

Bref voila pour le topo, et vous pensez peut être que je me suis éloigné du sujet, la dédicace. Mais cela me semblait bien de poser le décor.

 

La dédicace donc… qu’est ce que c’est ?

Voyons que ce notre copine rousse nous dit :

  • Hommage qu'un auteur fait de son œuvre à quelqu'un en la lui dédiant par une mention imprimée en tête du livre.

  • Formule qu'une personnalité (en particulier un artiste, un auteur) écrit sur une photo, un ouvrage qu'elle offre à des admirateurs.

  • Consécration d'un édifice destiné au culte ; fête annuelle en mémoire de la consécration d'une église.

Bon laissons de coté l'église.

Et aussi la dédicace imprimée (sinon on s'en sort pas).

Il nous reste donc la "formule qu'une personnalité écrit sur une photo ou un ouvrage qu'elle offre à des admirateurs"

Il n'est nullement précisé qu'il s'agit de quelque chose de personnel. En gros la dédicace est un p'tit grisgris qui valide la rencontre d'un auteur avec quelqu'un qui apprécie son travail (normalement, mais ça c'est, encore, un autre débat.

 

Or le public souhaite généralement des dessins, il ne se contentera pas d'un mot genre « à machin, merci », nan un dessinateur DOIT dessiner... sauf que dessiner c'est son métier. Même si vous attendez 5h pour votre plombier, il vous installera pas votre salle de bains gratos. Sauf dans certains films, mais on est d'accord qu'on veut pas en arriver là hein ?

Bref ce n'est pas une dédicace qu'il souhaite c'est un dessin. Et les auteurs, en France, ont prit l'habitude de le lui offrir.

 

Le hic déjà quand on y pense c'est, que l'on soit dans la configuration festi BD ou convention, le but de l'auteur qui se déplace (qui effectivement fait sa « promo » d'une certaine façon) est de toucher le public le plus large possible. Faire des dessins complexes prend du temps, et ce n'est pas forcément le meilleur moyen de toucher un large public.

Cela pose aussi le problème non négligeable, bien que certes non systématique, de la revente sur Ebay par exemple (mais j'en avais déjà parlé ici ,c'était un peu virulent, je le conçois, j'étais jeune... mais j'ai pas changé d'avis par contre).

Et cela pose aussi le problème de l'auteur qui s'est déplacé et bosse gratuitement.

 

Alors quoi ? Rendre la dédicace payante du coup ?

Nan, je ne pense pas, la simplifier par contre, oui. A sa plus simple expression, un p'tit mot, un gribouillis à la rigueur, un tampon et voilà. Après tout, ce qui compte c'est de rencontrer l'auteur et de papoter avec non ? Nan, je dis ça parce que ceux qui râlent après les auteurs parlent aussi de son coté dédaigneux de l'auteur s'il souhaite faire payer ses services à son public adoré qui, lui, ne souhaite que le rencontrer, des étoiles plein les yeux.

Et bien rencontrez le. Sans forcément lui demander de vous dessiner quelque chose.

 

Ou alors...passez lui une commande.

 

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Et on en vient au système de dédicace que je défends :

la dédicace telle que je viens de la décrire et la discussion restent gratuite. C'est une rencontre, on papote (ce qui n'arrive pas tout le temps lors d'une dédicace d'ailleurs... la timidité sûrement, mais dans ce cas quel est l'intérêt de rencontrer l'auteur ?) et c'est très bien comme ça.

Et pour ceux qui souhaitent absolument un dessin, ils demandent une commission à l'auteur, pour laquelle celui ci fixe ses tarifs (que le lecteurs est libre d'accepter ou non).

 

C'est le système utilisé à peu près partout dans le monde sauf en France, c'est que cela ne doit pas être si mal.

 

Alors, toujours pareil, on peut voir ici et là une partie du public toujours prêt à donner des leçons de morale à ses auteurs préférés (sic!), (surtout quand ils voient leur espoir d'avoir un tableau gratuit dans leur livre s'amenuiser) hurler à l'abus :

Les auteurs veulent nous piquer notre pognon ! Et les dérives ! Hein ! les dérives ? On y pense aux dérives ? comme les prix prohibitifs des commissions pour les pauvres lecteurs fauchés par exemple ?

 

Alors les auteurs ne souhaitent pas vous piquer votre pognon, ils souhaitent vivre de leur travail. Et s'ils peuvent le faire bien c'est encore mieux et c'est un droit.

Quant aux dérives, un auteur qui fixera un prix qu'il ne vaut pas, ne fera pas de commission, il n'aura donc aucun intérêt (sauf s'il veut limiter lesdites commissions, cela peut arriver aussi) à appliquer des prix exagérés.


Il n'y AUCUNE raison de faire un tableau dans un livre que vous aurez payé le prix...du livre comme tout le monde. Et d'ailleurs n'est ce pas cela l'important normalement ? Le livre, l'histoire, l'aventure ?

 

Je suis le premier à vouloir que la culture soit accessible à tous. Mais la dédicace n'est qu'une extension dispensable à un livre. C'est un plaisir, pas un besoin et ça ne changera pas le monde.

Je suis POUR que les livres aient un prix plus faible, que le numérique se répande, qu'on pirate mes bouquins pour qu'ils soient accessibles à ceux qui ne peuvent pas les payer.

Mais je suis CONTRE bosser gratos pour satisfaire le caprice d'un inconnu, surtout si celui ci ne se pose même pas la question de comment je bouffe.

 

 

Et pour ceux qui pleurnichent parce qu'il savent qu'ils ne pourront pas se permettre d'acheter un dessin de leur dessinateur préféré qui a une côte élevé (parce qu'il est connu et a du succès, bref une tête d'affiche quoi) parce qu'ils n'ont pas assez de sous (et qui hurlent au liberalisme des auteurs...au secours... j'ai vraiment tout lu ces dernières semaines) ben... Ouais c'est comme ça aussi la vie. Moi j'aimerais mettre des tableaux de Goya, Blake ou Bruegel dans mon bureau...mais j'ai pas les moyens. Et vous savez quoi ? Ce n'est pas grave !

 

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le dessin n'est pas un besoin vital. Et ne pas en avoir n’empêche pas de le rencontrer cet auteur favori, de lui dire qu'on aime ce qu'il fait, de lui serrer la pogne etc... Bref de passer un moment avec un humain qu'on apprécie et non pas forcément posséder un dessin d'une machine à dessiner.

 

Mais je pense que le public amateur de livre peut comprendre cela. Et, heureusement, il y a beaucoup de gens qui soutiennent le modèle proposé par la Paris Comics Expo.

Les sceptiques ne sont que des gens capricieux qui pensent que tout leur est du. Et vous savez quoi ? En tant qu'auteur, je pense qu'on peut s'en passer. En tout cas, moi je sais que je m'en passerai allégrement même si un jour j'ai la chance d'être un peu plus connu.

Et surtout, s'ils ont tant de mal à considérer les artistes comme autres choses que des voyous prêts a leur piquer leur pognon... je me demande bien pourquoi ils tiennent tant à les rencontrer... et surtout s'ils ne leur accordent ni leur confiance ni la reconnaissance du travail accompli comment veulent ils que les auteurs leur accordent la leur et qu'en plus ils bossent gratos avec le sourire?

 

Au pire.... choisissez mieux les artistes que vous rencontrez, selon des critères humains et pas seulement selon leur cote de popularité ou leur dessin, vous apprécierez la discussion au moins autant que le gribouillis. Ne vous comportez pas comme des consommateurs mais plutôt comme des lecteurs avertis, intéressez vous a l'humain derrière le crayon et tout se passera bien, les roublards, s'ils existent, disparaîtront pour laisser la place à ceux qui le méritent en tout point. Et c'est pas plus mal. Cela ne les empêchera même pas de continuer à faire des livres en plus (pour ceux qui se foutent de lire des livres fait par de gros cons).

 

 

Heureusement, j'ai globalement de la chance, le public qui s’intéresse à mon travail est souvent composé de gens qui s'interressent plus au projet, et à l'auteur qu'au beau dessin tape à l'oeil. Normal, je dessine mal (malin je suis, hein?). Mais du coup forcément il est plus restreint :). Et c'est pas grave, je plains les « stars » qui se coltinent du chasseur de dédicace à longueur de journées, car s'ils y en a des chouettes (j'en connais, et p'tet même qu'ils me lisent) il y en a vraiment peu qui s'interressent à autre chose qu'à leur petit cul (oui, cette phrase à plusieurs sens).

 

Bref, il est temps que ça change. Et la Paris Comics Expo l'a compris. Il va de soit que je les soutiens totalement à ce niveau là.

 

Venez, intéressez vous aux auteurs que vous ne connaissez pas, prenez le temps de parler, et surtout...arrêtez de croire qu'ils veulent vous exploiter. C'est ridicule.

 

Quand aux auteurs qui ont peur de choquer ou froisser ou... bref...sortez vous les doigts du cul!

 

Voila, je pense que je n'ai pas fait le tour, mais il est tard et je vais aller me coucher... Le débat n'est pas fermé.

 


Posez vous les bonnes questions et surtout...

 

Partagez ce que vous aimez.

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 00:46

eurypharynxcoul3Il est temps.

Temps de faire mon coming out.

Ben oui.

Enfin !

Je suis prêt à assumer, prêt à affronter les remarques et les regards de travers :

Depuis maintenant presque 3 ans, je suis Végétarien.

Ouais m’dame !

 

Même que je le vis bien.

 

Et là vous vous dites, ça y est il va venir nous faire la morale sur la protection des animaux et les lobbys de la viande, du lait et tout le tatouin.

Ben non… Vous connaissez sûrement déjà tout ça et si cela n’a pas pu vous toucher jusqu'à maintenant, ce n’est pas moi qui vais changer ça.

 

De toute façon je ne suis pas un militant dans l’âme.

Chacun sa vie, chacun assume ses choix.

 

Non, par contre je vais me permettre de répondre aux questions et aux remarques les plus idio… euh…courantes qu’on me pose quand j’annonce que je suis végétarien. Comme ça je me dis que ce sera fait une bonne fois pour toutes. Même si j’ai bien conscience que cela ne changera pas grand-chose en pratique.

 

Donc.

On va faire simple, on va lister, sans ordre d’importance ou de préférence particulier et sans classer la pertinence non plus -car il y en a évidemment certaines qui méritent effectivement d’être posées- les remarques qui reviennent le plus souvent.

 

 -T’es végétarien ? Mais tu manges quand même du poulet ? 

Note : ça marche avec « poisson », « sushis » (oui parce que pour certains, le sushi c’est pas du poisson, mais en même temps comme ils pensent qu’un végétarien peut manger un animal, on est plus à ça près, hein),  « fruits de mer », « bébé » etc…

Pour répondre à ça, pas besoin de philosopher : il suffit de connaître la langue française :

«Végétarisme : n. m. Régime alimentaire excluant toute chair animale (viande, poisson), mais qui admet en général la consommation d'aliments d'origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts).»

Oui c’est ça végétarien. Merci Larousse.

Après encore faut il définir ce qu’est un animal, car le problème semble venir de là. Et il est vrai qu’il est parfois difficile de rapprocher certains produits de consommation d’un quelconque animal.

 

-Ouais mais je comprends rien moi, y a ceux qui mangent pas d’œufs, et pas de produits laitier, mais toi tu dis que tu peux, alors tu pourrais manger du poulet, c’est quoi la différence ? C’est le bordel votre truc faut vous mettre d’accord.

 

Note : Celle-ci, niveau pertinence, est vicieuse. Si elle est formulée comme ça -véridique car déjà entendue- elle tient de la connerie. Si, par contre, la question est « végétarien ou végétalien ? » elle devient beaucoup plus pertinente. Mais moins répandue.

Notez bien la différence, ça évite de tomber dans le piège.

 

Bon. Donc, justement les végétaRiens comme le dit ma pote rouquine (même s’elle est un peu vague) consomment effectivement généralement les protéines qui proviennent d’un animal sans causer sa mort. C’est assez simple hein, ça n’inclut que le lait, les œufs et le miel. Et aux petits malins qui aimeraient dire qu’il y a sûrement moyen de piquer une cuisse à un poulet sans le tuer, je leur répondrais : « Jouez pas, je suis beaucoup plus con que vous. »

Les végétaLiens quant à eux, ne consomment rien qui provienne d’un animal. (Donc si vous suivez ni lait, ni œuf, ni miel)

Enfin pour parfaire le tableau, il y a les végans, qui eux ne consomment pas non plus de produits issus d’animaux, mais au sens large du terme, c'est-à-dire pas de cuir par exemple. Non pas qu’avant ils bouffaient du cuir hein, non juste qu’ils n’en portent pas. Bref il n’utilisent rien qui vienne d’un animal d’une façon ou d’une autre.

 

-C’est pas trop dur ?

Non je survis, merci de votre sollicitude.

 

-Quoi t’es végétarien ? Mais ça se voit pas !!

Non effectivement, il n’y a pas de morphotype végéta*ien.

 

-T’as pas des carences ou des trucs comme ça ?

Celle-ci est effectivement pertinente.

Il faut effectivement réapprendre à manger, se sortir du schéma classique.

Etre végétarien c’est pas seulement enlever le steak d’un steak/frites/salade. C’est apprendre à   être curieux et à connaître les aliments qu’on mange.

A vrai dire, il faut s’intéresser à ce qu’on a dans son assiette

Mais il me semble que c’est ce que devraient faire tout le monde, être omnivore n’empêche pas de savoir ce qu’on bouffe. Le problème n’est donc pas d’être végétarien ou non, mais de savoir ce qu’on mange et pourquoi.

 

Après pour répondre plus concrètement, j’ai fait 2 bilans sanguins depuis que je suis végétarien : un au bout de 6 mois et au bout d’un peu plus de 2 ans,.

Résultat ? Bien moins de cholestérol, moins de triglycéride (certainement principalement du au fait que par la force des choses je mange beaucoup moins de junk food) et tout est parfaitement en règle. Je n’ai jamais eu de bilan aussi bon.

Bref… Non aucune carence et même mieux : aucun excès non plus.

 

-Ouais mais je suis sur que t’as plus de force. C’est la viande qui fait le muscle.

Faux. Ce sont les protéines et il y a de très bonnes protéines végétales. (Je ne suis pas là pour faire un cours de gastronomie, mais si cela vous intéresse vous pouvez par exemple vous renseigner sur le seitan, qui en plus d’être très protéiné est méga bon et facile à varier)

Et pour savoir si je ne suis pas un peu faible… Je fais 87kilos pour 1.74m (presque !). Ce n’est pas la famine donc…

 

-En tout cas tu dois avoir faim.

Quand j’ai faim, je mange. Ça change pas grand-chose à avant.

 

-Mais varier les repas, trouver les protéines, c’est prise de tête non ?

Possible ouais. Honnêtement si je vivais seul je me prendrai p’tet moins la tête et mangerais sûrement moins varié. Mais j’arriverais quand même à avoir un régime de base équilibré et complet. Ensuite, encore une fois,comme je l’ai dit plus haut, être omnivore ne signifie pas manger n’importe quoi. Cette question est donc relativement hors de propos.

On se pose la question de la prise de tête d’être végétarien, mais on ferait mieux de se prendre la tête pour bien manger quelque soit notre régime alimentaire. On s’apercevrait d’ailleurs assez vite qu’un régime omnivore ne nécessite pas de manger de la viande à chaque repas, ça allégerait au moins les porte monnaie sans changer le mode de vie.

Ca ferait de mal à personne (sauf, peut-être, à certains cl owns un peu flippants.).

 werewolf

 

-C’est pas trop dur pour aller au restaurant ? Ou pour sortir ?

Je peux encore marcher, conduire, prendre le bus...

Et puis on trouve facilement de très bons restaurant qui font de la bouffe végétarienne. Les restaurants japonais (je veux dire ceux qui font vraiment de la bouffe japonaise) proposent aussi beaucoup de plats végétariens, de même que les indiens (et je dois en oublier). Enfin il est toujours possible de demander à ce qu’on ne mette pas la viande dans certains plats. On est rarement mal accueillit (c’est ce qui coûte le plus cher) sauf si on va chez gégé le roi de la cochonnaille qui sera vexé si vous bouffez pas son saucisson…

Mais après, faut pas chercher non plus. Si vous n’aimez pas le fromage vous n’allez pas dans un restaurant à fondue.

Après ce serait mentir de dire que dans certains endroits ce n’est pas plus difficile que d’autres. Mais encore une fois, si je vais au restaurant c’est par envie. Si aucun ne propose ce que je veux, je n’y vais pas.

 

-Et quand on t'invite ?

J’aime à penser que ceux qui m’invitent m’aiment bien (sinon pourquoi se prendre la tête à me supporter volontairement ?) et donc je me dis qu’on doit pouvoir trouver des arrangements intelligents. Et je kiffe grave les patates et les pâtes. Je ne suis pas compliqué.

 

-Et quand tu invites les gens sont OBLIGES de manger vegé ?

Je ne force personne à venir quand je propose et un repas sans animal mort n’a jamais tué personne, même pas un animal. En fait, le seul risque qu’il y a c’est de découvrir de nouvelles choses.

On n’a jamais eu de plaintes.

 

- La nature fait bien les choses et si elle nous a donné la possibilité de manger de tout, pourquoi aller contre ?

La nature nous a donné la possibilité de nous reproduire au moins une fois par an également. D’ailleurs, elle nous a même fait nu, alors qu’attendons nous pour baiser tous les jours tous ensemble ? C’est pas la nature qui nous l’interdit en tout cas.

Et si je me retrouvai à devoir manger de la viande pour survivre, je remercierai la nature de m’avoir donner des canines, mais la y a pas d’urgence. L’homme (dans certaines régions du globe hein) nage dans le confort et n’a plus à se poser la question de la survie, il a donc le droit d’essayer, encore une fois, de réfléchir et de choisir. Sinon ça sert a rien d’ « évoluer ». Mais ça…

 

-En tout cas ça doit être triste.

Oui je suis effectivement réputé pour être chiant et triste.

 

-Je veux dire…ça doit être fade de ne manger que des légumes.

Ben… non (ouais y a certaines questions qui ne demandent pas beaucoup d’effort de rédaction)

 

-C’est vrai que ce serait plus sain, mais moi j’y arriverai pas.

Si « convaincu » que c’est la meilleure marche à suivre, vous ne passez le pas cap par peur de ne pas y arriver, alors j’espère que vous ne rencontrerez pas de vrais problèmes ou que vous ne serez jamais confrontez à des choix importants dans votre vie.

Après, personne n’oblige personne.

 

-Vous, les végéta*iens vous voulez qu’on soit tolérant avec vous, mais vous êtes rarement tolérants avec les omnivores. Par exemple vous voulez des menus végétariens dans les cantines, vous ne pensez pas à ceux qui mangent de tout ?

Ceux qui mangent de tout ne sont pas obligés de manger de tout à chaque repas (ce serait compliqué). Ceux qui ne mangent pas un type d’aliment ne le mangent jamais. Il est donc moins contraignant pour un omnivore de manger végéta*iens, que l’inverse. De la même façon qu’il n’est pas contraignant pour un végétarien de manger végétalien.

De plus, ils sembleraient que ceux qui mangent de tout pensent souvent qu’ils représentent la tolérance car justement ils n’excluent rien.

Ca dépend du point de vue.

Du point de vue d’un steak, je serai sûrement content de tomber dans l’assiette d’un omnivore et de ne pas subir la discrimination honteuse d’un végétarien. Du point de vue de n’importe quelle culture ou religion qui ne mange pas d’animaux (ou pas tous les animaux, ou pas les animaux d’une certaine façon etc.. Il y en a plein), je me sentirai sûrement moins à l’aise dans une cantine où ne me propose que des menus omnivores et de devoir justifier mon choix ou mon « anormalité ».

Proposer une option végétarienne par repas dans les lieux public est la seule option pour que le maximum de personne puisse y trouver leur compte. C’est de la logique pure

Et d’ailleurs si je voulais faire mon Maurice et pousser un peu plus loin le bouchon, je dirai que ne proposer qu’un repas végétarien, serait plus économique, éviterait pas mal de problèmes sanitaires, et serait tout aussi tolérant : il n’exclurait personne pas même les omnivores, qui par définition et par tolérance….mangent de tout.

 

Quoiqu'il en soit, je vous rassure, les végéta*iens vont bien.

 

Voilà, pour cette première note sur le végétarisme.

J’y reviendrai sûrement à d’autres moments, va falloir vous habituer.

Si le sujet vous intéresse je vous invite à aller jeter un œil à la très intéressante réflexion sur le sujet de Xael sur son blog : http://www.x-ael.com/sanitarium/2010/09/je-suis-un-humain-3-0/

 

Et surtout, n’oubliez pas de continuer à partager ce que vous aimez

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:49

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 Dans un pays qui se targue d’avoir été (il y a longtemps) le berceau des droits de l’homme (qui, entre nous soit dit, partent en couilles dès la deuxième phrase), d’être laïque, libre et à la pointe de la modernité, j'ai honte qu'on puisse encore entendre les monstruosités que l'on entend en ce moment.

 

"Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre"

Jaloux ! (ouais je vois pas d'autres raisons qui peuvent déranger celui qui dit ça)

 

J’avais donc l’intention de faire une longue note documentée et argumentée pour dire pourquoi j’étais contre le fait qu’on soit contre le mariage pour tous, prenant le temps de dénoncer l’homophobie condescendante de Mme l’une, la bigoterie de Mgr l’autre, de moquer les conneries de tellement ou bien encore de parler des lobbys qui dénoncent des lobbys fictifs (c’est ceux là que je préfère je pense, avec ceux qui pensent que la nature n’a qu’une seule définition de l’amour).

 

Mais je pense qu’à un moment il faut avancer et arrêter de perdre du temps avec les évidences.

 

Il n’y a juste aucune raison d’interdire aux couples qui s’aiment et qui le souhaitent de se marier. Ce sera, d’ailleurs, toujours mieux que tous ceux qui se marient par intérêt, croyances ou dépit.

Il n’y a aucune raison d’interdire aux couples qui le souhaitent d’avoir des enfants (de quelques façons que ce soit, adoption, PMA etc…). Ils s’en occuperont mieux et en feront de meilleures humains que ceux qui en ont sans le vouloir et leur font bien sentir, ceux qui les abandonnent, les maltraitent ou simplement les ignorent.

 

Et je dis ça alors même que je m’en fous, finalement. Bah oui : je suis contre le mariage.

C’est une notion qui me dépasse. Je n’en vois ni l’intérêt, ni l’utilité. Dans mon modèle il n’existe pas, il n’est pas une option.A vrai dire dans mon modèle pas grand chose de ce qu'on cherche à nous imposer n'existe. 

Mais pour autant, je ne suis pas pour qu’on l’interdise.(je suis quand même pour qu'on interdise les gens qui klaxonnent comme des débiles, hein, faut pas déconner)

 

Et vous savez pourquoi ?

Parce que mon modèle implique une seule régle, celle que tout les gens "contre" ce qui ne les regardent pas oublient: Le respect.

Parce que ce qui se passe dans la vie des autres gens, leurs goûts et leurs mœurs, ne me concerne pas. Tant que tout est fait dans le respect de chacun.

Si des gens veulent se marier alors que je trouve ça con (et techniquement contre nature. Hein ? Messieurs les spécialistes, je dis ça je dis rien.) ça ne me concerne pas. Mon avis ne compte pas.

 

Le votre non plus.

 

Et si malgré tout, ça vous défrise de savoir que des gens du même sexe peuvent s’aimer, si ça vous fait peur qu’ils puissent avoir des enfants, ou si cela vient choquer vos croyances, vous savez quoi ?

 

Deal with it.

 

Votre vie ne changera qu'en mieux. La leur aussi.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 11:49

hecate.jpgDans une note précédente (Celle-ci précisément : Haters gonna love ) j'avais abordé de loin le principe de "Creator Owned" (ce qui veut dire approximativement, pour les anglophobes, "Appartenant à l'auteur") dont je suis un fan convaincu. En me renseignant un peu je me suis aperçu que ce n’était pas nouveau du tout, ce modèle existe depuis au moins 20 ans au US.

Alors qu'est-ce que c'est quoi ce truc ?

Beh en fait ça porte bien son nom : en gros c'est un principe de publication dans lequel, contrairement à la plupart des contrats d'édition, l'éditeur ne possède pas les droits d'exploitation de l'oeuvre, mais seulement de l'objet qu'il édite. En l'occurrence le livre.


Ca semble être une évidence non ? Et pourtant, il faut savoir, que les contrats d'éditions classiques impliquent la plupart du temps une cession de droit presque totale de la part de l'auteur. Concrètement cela se traduit par le fait que l'éditeur devient le principal décideur pour tout ce qui touche à l'oeuvre sous contrat. Cela comprend les produits dérivés, les traductions, les adaptations numériques, cinématographiques et autres, les suites, les spin off même le titre... Pour faire simple, quoi que veuille faire l'auteur avec ou autour de son œuvre il faut qu’il demande à papa.


Sur un projet de commande, à l’initiative d’un éditeur, je ne trouve pas ça gênant, en gros c’est un « publisher owned » et c’est bien comme ça, les auteurs prennent leurs avances sur droit (qui se doivent d’être important à ce moment là), et leur droits sur les ventes, l’éditeur a son produit calibré pour la vente et tout le monde est content. Artistiquement cela peut même devenir intéressant, une espèce de cour de jeu où des auteurs sont invités à raconter des histoires, un peu comme le DCverse ou l’univers Marvel (merde, encore des ricains, moi qui croyait que leur modèle d’édition était à la ramasse par rapport au notre, ce flamboyant modèle franco belge).


Mais le problème c’est qu’en France (et sûrement ailleurs) on ne différencie pas les projets de commandes, des projets personnels.  Ha si, un projet personnel est juste moins bien payé et en plus on vous fait croire que c’est une faveur qu’on vous fait et bien souvent sur un projet de commande vous ne touché que très peu de droits sur les ventes (alors même qu’elles sont sensées être importantes, sinon l’éditeur ne se lancerait pas dans ce genre de projet)


Je rappelle s’il est nécessaire, que l’éditeur n’est ni votre patron ni un mécène, le contrat d’édition est un partenariat, ou chacun est sensé trouver son compte dans la création d’un LIVRE, rien d’autre.


Un exemple concret. Si vous suivez un peu l’actualité du monde de la BD vous savez qu’un des gros débats actuels est celui du numérique… Je ne comprends pas pourquoi ce débat existe. Enfin si, simplement parce qu’on cherche un moyen d’inclure la version numérique de manière commune dans le contrat d’édition, alors que cela n’a rien à y foutre.


Ce qu’on oublie, c’est que le livre numérique n’a pas à être négocié lors du contrat de la publication car ce n’est pas le même objet. C’est possible de le faire en même temps, mais cela doit simplement faire l’objet d’un autre contrat, et d’une autre négociation pas d’une clause dans le contrat d’édition. Clause qui à mon avis est d’ailleurs abusive (ce serait intéressant de faire analyser un contrat d’édition par un spécialiste).


Biensur cette réflexion à tout les restes des « produits » autre que le livre objet du contrat : cela n’a rien à foutre sur un contrat d’édition.

Attention! Je ne dis pas que les négociations avec les éditeurs ne peuvent pas exister, mais seulement que cela ne doit pas être imposé comme cela l’est aujourd’hui.

Cela aurait un autre avantage non négligeable : ça simplifierai grandement le contrat d’édition!!


Bref il ne faut pas tout mélanger et il serait temps d’ouvrir de nouvelles possibilités et de proposer de réel changement, pas de simples modifications sur un modèle déjà bancale. N’importe quel maçon vous dira que c’est un boulot de merde.

Je n’ai bien sûr pas la prétention d’avoir la solution parfaite, je ne dis même pas que cela n’existe pas déjà chez certains éditeurs français, je ne les connais pas tous. D’ailleurs s’ils lisent ses lignes qu’ils n’hésitent pas à me contacter, cela m’intéresse d’approfondir le sujet avec eux. Pour le moment, je propose simplement ma vision des choses sur mon site, encore une fois je suis ouvert au débat, mieux, je suis demandeur.


Pour tester le système, j’ai proposé à Sombrebizarre que Ghouls of Nineveh soit « Creator Owned ». Le projet, son univers et ses personnages m’appartiennent donc totalement. Il n’y a aucune cession de droit sur l’univers, Sombrebizarre ne touche de droit que sur l’ « objet-livre » qu’il produit. Si demain Dark horse veut adapte294915_10150719944825989_715680988_9537262_539057390_n.jpgr GoN pour le marché Américains c’est avec moi qu’il devra négocier et Sombrebizarre n’aura pas à intervenir sauf si j’estime que cela apporte un réel plus au projet.

Autre particularités les droits d’auteurs dépendent du type de vente. Et donc du travail fournit par chacun.

Ce n’est sûrement pas parfait, et c’est un premier jet. Mais c’est un début et l'avenir me dira ce que ça vaut.


Bien sur cela demande de s’impliquer un peu plus dans la vie du livre, et ça… quand je vois certains « combats » je ne suis pas sûr que tous soit prêts. Et ce n’est pas un problème après tout chacun son point de vue. Mais il faut arrêter de chercher à faire un type de contrat unique qui s’appliquera à tout et empêchera les initiatives, surtout quand il s’agit de gérer des produits autres que le livre. Le boulot des éditeurs reste de faire des livres et de els défendre, et ce serait déjà pas mal d’en rester là. Il faut laisser le choix du modèle à l’auteur, c’est à lui de choisir si et comment il veut défendre son projet.

 

Ce n’est pas gagné !

 

A suivre.

 

Quoiqu’il en soit n’oubliez pas : partagez ce que vous aimez !

 

PS: l'image de la tortue est copyright Steve Niles et sa tortue.

 


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 02:38

Comment devient on coloriste ?

Je l’ai déjà dit, cette question est un des mots clé (oui internet, le lieu ou les questions deviennent des mots, c’est presque poétique) qui amènent le plus de monde ici. En cette période de racolage intensif, je me suis dit que ce serait une bonne idée de faire une note sur ce thème. En réalité je l’avais promis même.

 

Mais en fait j’ai pas envie.

 

Et puis donner des conseils à quelqu’un qui veut devenir coloriste dans la BD à l’heure actuelle, c’est un peu comme offrir une corde à un dépressif. Pour se donner bonne conscience, on se dit que c’est pour aider, mais au fond on sait que si on voulait l’aider, on lui ferait comprendre que la vie est belle et qu’il existe bien d’autres moyens, bien plus agréables, et pas forcément illégaux, de la gâcher.

 

Non, pour une fois so yons positifs.

 

Ca tom be bien, récemment, au gré de mes errances Tumblaresque, je suis tombé sur un article de Steve Niles, le scénariste de 30 jours de nuit entre autres, où il y fait son Bisounours.

Ca c’est du positif !

 

C'est ici et c'est en anglais, forcément.

 

Il y décrit la situation http://bible.evangiles.free.fr/bible%20illustrations%20dore/images/gravure%20dore%20bible%20-%20dieu%20cree%20la%20lumiere.jpgdu comics (en gros, c’est la merde et c’est assez proche de celle de la BD finalement, mais on en parlera plus tard, on a dit « positif » aujourd’hui), il parle du creator owned (ça aussi j’ en reparlerai plus tard) dans lequel il déplore un certain « chacun pour soi » entre auteurs dans le comics. Le manque d’une coopération  entre auteur qui profiterait au final à tout le monde.

 

J’ai envie d’ajouter que partout pareil, on n’a pas forcément le partage facile. Sûrement parce que ce qu’on partage sur le net est devenu ce qui nous définit, ou par peur du grand méchant frère.

Qui n’a pas dit « je participe pas» à un événement juste parce qu’il a peur qu’on croit que…ou qu’on sache que…ou parce qu’il ne pourra pas tout connement. Participer n'est pas forcément être présent, acheter, ou faire, participer ça peut être simplement faire circuler l'information.

Mais non on ne va pas mettre « participe » à la Gay Pride juste pour soutenir l’événement même si sur le principe, dans notre tête, c’est le cas, par peur que tout le monde pense qu’on fait notre coming-out.

Un clic, un partage, n’engage à rien et peut apporter un plus indéniable ( sous estimé) à un événement, un projet, ou une cause.

 

Avant l’arrivée massive d’internet et des réseaux sociaux, nous n’avions pas trop le choix: n’ayant pas accès aux réseaux massifs de communication, nous étions soumis, en matière de culture (et autre), à ce que nous vendait la pub, la diffusion.

On choisissait à notre place ce qui valait la peine d’être mis en avant, et lorsque par hasard on découvrait quelque chose qui nous plaisait mais qui restait un brin confidentiel, noyé dans la surproduction de major, il ne nous restait que le bouche-à-oreille pour le diffuser. Bien que sympa ce moyen de communication est un peu restreint, lent, d’autant plus qu’il faut une oreille.

 

Bref de quoi être frustré, aigri… condamné à laisser les major nous transformer en sages bovins attendant notre dose d’ensilage ou à faire la révolution en intégrant une élite indépendante. Mais je m’égare.

 

Les choses ont changé.

Maintenant, si on parle d’un projet autour de nous, les « amis », les « watchers », les « followers » , les « cercles »… ont accès à ce projet et il peut ainsi être diffusé partout en quelques secondes et gratuitement. Cela lui permet de toucher un public plus large et qui lui correspond (seuls des gens qui aiment ou du moins aiment le principe "participent").

Pas besoin de dépenser un cents, pas besoin d’avoir de grandes idées, même pas besoin d’avoir des amis pour de vrai (oui même les nerds peuvent partager maintenant !)… il suffit parfois d’un clic, « j’aime », « retweet », « reblog » ou « +1 » ou « share » pour tout changer, et en plus cela n’engage à rien.

Merde, il y a de ça plus de 2000 ans, y en a qui ont fait ça sans tweeter, regardez un peu le buzz, alors imaginez maintenant !

 

Bref l’idée et le propos de Steve Niles sont simples et sa conclusion est parfaite :

“If you like something, tell your friends. If you love it, tell the world. But if you hate something, just throw it away, don’t buy it again and move on. We spend way too much time tearing shit down. I just want to try the other direction for a while.”


Pour les anglophobes, en gros : Parlez autour de vous de ce que vous kiffez. Ne perdez pas de temps avec ce que vous détestez.


Ca me semble être pas mal comme point de départ et il va sans dire que j’adhère totalement.

C’est d’ailleurs pour ça que j’en parle aujourd'hui : autant commencer tout de suite à partager ce que j’aime !


Pour aller plus loin, je pense qu’il est important de partager même quand on ne peut pas faire plus que partager. Ca semble con, mais parler d’une musique que vous appréciez, même si vous n’avez pas les moyens d’acheter le disque, fera peut être acheter le disque à quelqu’un qui le peut mais n’avait pas entendu parler de l’artiste et ainsi aidera l'artiste à vivre de son art, peut être même à rester indépendant. 

 

C'est valable même quand cela peut sembler inutile (sur des projets qui ne semblent pas avoir besoin de vous).

Aujourd’hui par exemple, j'ai relayé le projet Kickstarter (ça aussi on en reparle bientôt) d'Amanda Palmer (référence choisie totalement au hasard bien sûr) qui n'a, évidemment pas besoin de moi, et que je n’ai pas pu « backé » faute de moyens… Mais qui sait ? A une grande échelle, ce principe peut peut-être même l’aider à mieux vivre de son art…la faire connaitre encore mieux, quoi de plus normal ?


En tout cas, ce dont je suis sûr c’est que cela n’a fait de mal à personne. J’arrive même a y prendre plaisir à vrai dire. C'est bête, mais je sais pas vous, moi ca me file de l'espoir, au milieu de toute cette grisaille, de voir ce genre de choses circuler d'un bout à l'autre du web et aboutir.


Imaginez : quand tout le monde fera ça de manière naturelle et évidente, la pub, la diffusion agressive, le matraquage médiatique soumis a des lobby ou je ne sais quel autre puissance financière, auront beaucoup moins d’impact et donc d’utilité. Qui sait, peut être qu’un jour,  on verra des gens réclamer des BD aux libraires, de films aux cinéma, des CD aux disquaires, et des vibromasseurs aux…sexshopeurs ( ?), plutôt que de bêtement acheter ce qui trône fièrement en tête de gondole à fnargin (ouais les sextoy de fnargin c’est de la merde). C’est fou fou !

On aura vachement plus le choix et certains métiers retrouveront leurs galons. Et p’tet même que ça rendra les gens moins bête !


Ca n'arrivera peut être jamais, mais ce qui est sûr, ça a plus de chance d'arriver si on se bouge plutôt que si on ne fait rien. Ouais, aujourd'hui toutes les portes sont ouvertes et je cours les yeux fermés, si je veux.


Alors, « Devenez des virus » comme le dit si bien Etienne Chouard (référence également choisie totalement au hasard, bien sûr.).  Si vous avez encore le sentiment qu’on vous impose des choses, c’est que vous laissez faire.


Et moi je vais commencer très vite, dès la prochaine note à parler de choses que j’aime.

 

En fait je le faisais déjà, je vais juste le faire plus.

 

Et non, je ne parle pas de la bière !

 

 


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